PLACE DE LA BOURSE (BORDEAUX)

Bordeaux est une commune française au sud-ouest de la France, chef-lieu de la région d'Aquitaine et préfecture du département de la gironde. Ses habitants sont appelés les Bordelais et les Bordelaises.

À la tête de la communauté urbaine de bordeaux  (27 communes : 719 489 habitants) la commune compte 235 891 habitants (recensement 2008), l'agglomération 832 605 habitants (2008) et l'aire urbaine 1 105 257 habitants en 2008, soit la sixième de France par sa population. C'est la neuvième commune de france par sa population . La population de Bordeaux intra-muros reste relativement faible comparée à son agglomération : en 2008, seulement 28,3 % des habitants de l'agglomération vivent dans Bordeaux contre 45,3 % en 1968.

La ville est connue dans le monde entier pour son vignoble, surtout depuis le xviiie siècle, qui fut pour elle un véritable âge d'or. Capitale de l'ancienne GUYENNE (le nord de l'Aquitaine actuelle), Bordeaux fait partie de la GASCOGNE et est située en bordure des Landes de gascogne

En 1957, Bordeaux est récompensée du prix de l'Europe, conjointement avec Turin. Une partie de la ville, le port de la lune, est classée depuis juin 2007 au patrmoine mondial de l'humanité par l'UNESCO    pour l'ensemble urbain exceptionnel qu'elle représente.

 

Bientôt, cela fera 6 ans que Bordeaux, dans le département de la Gironde en France, est transformée par l’arrivée du Tramway. Et malgré quelques dysfonctionnements à ses débuts, pour rien au monde nous ne reviendrions en arrière à l’époque des bouchons interminables, ou bien des 45 minutes (minimum) qu’il fallait pour relier le campus universitaire à la place de la Victoire.

Le site Le Tram de Bordeaux retrace toute l’histoire du Tram bordelais. Mais également aborde sa partie technique et la métamorphose des quartiers de Bordeaux, et plus généralement des communes de la Communauté Urbaine de Bordeaux traversées par le Tram. 

 

place de la bourse
place de la bourse

La place de la Bourse est la première brèche dans les remparts du Moyen Âge et est destinée à servir de somptueux écrin à la statue équestre, détruite à la Révolution, du roi de France Louis XV. Inaugurée en 1749, elle est le symbole de la prospérité de la ville. Successivement appelée place Royale, place de la Liberté pendant la Révolution, place impériale sous Napoléon Ier, puis à nouveau place Royale à la Restauration. En 1848, à la chute de Louis-Philippe Ier, elle devient place de la Bourse.

L’intendant Boucher veut ouvrir la ville sur le fleuve. Il souhaite moderniser Bordeaux et offrir un visage de la ville plus accueillant à l'étranger qui vient par la rive droite de la Garonne. On supprime une partie des murailles qui ceinturent Bordeaux et on construit une place Royale. Une statue équestre du roi Louis XV est placée en son centre.

À la Révolution, la statue est remplacée par un arbre de la liberté. Elle prend le nom de « Place Impériale » à l'occasion de la venue de Napoléon Ier.

En 1828, sous la Restauration, la ville élève une modeste fontaine, en forme de colonne de marbre rose surmontée d'un chapiteau blanc et d'un globe, à l'emplacement de la statue équestre disparue à laRévolution. En 1869, elle est remplacée par l'actuelle « fontaine des Trois Grâces » représentant Aglaé, Euphrosyne et Thalie, les filles de Zeus, dessinée par Louis Visconti et coulée par Charles Gumery etAmédée Jouandot. En octobre 2009, une campagne de sensibilisation au dépistage du cancer du sein utilise comme vecteur les Trois Grâces de la place de la Bourse, enrubannées de rose et baignant dans une eau rouge. Cette place est une des œuvres les plus représentatives de l'art architectural classique français du xviiie siècle. Au nord se tenait le Palais de la Bourse (actuelle Chambre de Commerce et de l'Industrie de Bordeaux) et au sud l'Hôtel des Fermes (actuelle Direction Interrégionale des Douanes et Droits Indirects qui abrite en son sein le Musée national des Douanes). Ce dernier est réalisé par Ange-Jacques Gabrielentre 1735 et 1738 et les sculptures représentent Minerve protégeant les arts et Mercure favorisant le commerce de la ville.

Les inspirations des mascarons sont multiples : aux traditionnels Neptune et Bacchus s'ajoutent des animaux fantastiques, des figures féminines, des visages du carnaval, des anges, des fauves2... Mais les mascarons de la place de la Bourse reflètent aussi l'histoire de Bordeaux avec par exemple la reproduction de visages de femmes africaines en référence à la traite négrière qui fit la richesse de la ville avec lecommerce triangulaire.

Le cadran de l'horloge est d'Hustin, un faïencier bordelais et l'intérieur est composé de tableaux et de tapisseries des Gobelins.

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

le futur pont de bordeaux

 

 

Certes Bordeaux compte déjà plusieurs ponts, mais à l'exception du pont de pierre, tous les autres sont plus destinés au contournement de la ville qu'à une liaison directe entre les deux rives. Sur ce plan, il suffit d'observer d'autres villes de taille comparable pour remarquer que Bordeaux se trouve nettement en retrait. A l'horizon 2012, les difficultés de liaison entre rive gauche et rive droite devraient donc sinon disparaitre, tout au moins s'améliorer de façon significative .

 

 

 

Un pont urbain

Comme le nom du projet l'indique, ce nouveau pont sur la Garonne est appelé à relier les quartiers de Bacalan et de la Bastide.

 

Il se situera pour la rive gauche dans le prolongement de la rue Lucien Faure (quai de Bacalan) et rejoindra  la rive droite au niveau du quai de Brazza.

Bordelais remis en cause comme cela a été le cas pour la ville de Dresde. Le compte rendu de l'UNESCO s'est fort heureusement montré moins dramatique, et si la lecture qui en a été faite par la CUB et la Mairie de Bordeaux est la bonne, il semble que moyennant quelques ajustements (abaissement de la hauteur des piliers, inversion de la flèche de ces mêmes piliers et peut être suppression des arbres des îlots de protection ), le pont Bacalan Bastide ne pose plus vraiment problème. Quoi qu'il en soit, la décision de construire ce pont a été votée et les travaux ont bien débuté à l'automne 2009. C'est le groupe GTM/Vinci qui a en charge la réalisation de l'ouvrage en 3 ans et pour un budget flirtant avec les 150 millions d'euros.

Fin des travaux en 2012, mise en service début 2013

Parce qu'il est assez rare de voir un pont de cette taille construit au cœur d'une grande ville, 33-bordeaux.com consacre trois pages à cet ouvrage qui permettra de relier les deux rives de la Garonne. Un menu en haut et bas de page vous permettra de parcourir ces 3 pages. Vous pourrez découvrir mois après mois les photos de la construction du nouveau pont de Bordeaux, retrouver les photos des travaux ayant été réalisés en 2010 (estacade, construction des embases et ilots de protection ...) et bien sur cette page de présentation générale.

Un pont élégant aux multiples facettes : les détails qui plaisent

Alors que le pont n'existe pas encore, grâce aux images de synthèse et au relais d'Internet, il est déjà bien présent. Il suffit de voir le nombre de pages et de sites qui lui font référence pour comprendre qu'il constitue déjà pour Bordeaux un nouvel attrait qui dépasse largement les frontières de l'hexagone. De tous les temps un pont en mouvement a eu ce coté magique qui fascine et le pont Bacalan Bastide ne fait pas exception. La prouesse technique se joue en partie dans les pylônes qui se comporteront comme 4 ascenseurs synchronisés. La technique a su se parer d'esthétique, et il faut bien reconnaître que l'habillage verre pour ces 4 piliers est plutôt élégant.

Belvédères, îlots paysagés, pylônes élégants, travée levante et poste de commande esthétique entrent dans le jeu de la séduction

On comprend que sur un ouvrage de ce type, il est nécessaire de préserver les pylônes de tout risque d'accident fluvial. C'est le rôle des quatre ilots placés devant chaque pilier. L'idée de transformer ces protections en îlots paysagés avec la présence d'arbres et de verdure sur la Garonne ne manquait pas de séduire. Il semble cependant que cet espace de verdure soit remis en cause dans le cas des aménagements apportés au projet initial pour satisfaire l'UNESCO.

 

Ce nouveau pont n'est pas le seul pont de Bordeaux à être un bel et grand ouvrage contemporain. Il y a bien sur le pont d'Aquitaine voisin, mais le fait qu'il soit désormais inaccessible aux piétons laisse un arrière gout de  frustration pour les Bordelais. Il n'en ira pas de même pour le pont Bacalan Bastide avec ses 4 belvédères qui pourront être empruntés par les piétons et les cyclistes et qui offriront une vue jusqu'alors inconnue sur la Garonne. Il semble qu'il sera également possible d'accéder à la partie haute d'un pylône sous certaines conditions (groupes accompagnés).

 

 

 

Ce pont offrira des voies distinctes permettant une cohabitation sécurisée entre piétons, cyclistes, transports en commun et véhicules particuliers. L'architecture de ce pont est signée Thomas Lavigne.

Le projet est ambitieux et naturellement s'il a soulevé l'enthousiasme de certains, il a aussi appelé de vives critiques. Les uns voyaient en lui la prise en compte des besoins d'aujourd'hui et une anticipation pour le futur, les autres y trouvaient plutôt un "aspirateur à véhicules" sur la ville de Bordeaux. Au gigantisme de l'ouvrage, d'aucun lui auraient préféré un tunnel sous la Garonne ou des dimensions plus modestes. Difficile de faire l'unanimité pour un tel ouvrage.

Originalité, ce sera un pont à travée levante !

 

 

Le port de la lune ayant une tradition d'accueil de navires de croisière ou parfois de grands voiliers, il est apparu nécessaire de réaliser un ouvrage qui permette de maintenir le trafic maritime.

 

L'image de synthèse montrant le passage du 3 mats Belem sous le pont Bacalan Bastide en position haute illustre parfaitement l'utilité de la travée levante.

 

 

 

 

Ainsi, ce pont habituellement en position basse pourra, lorsque le besoin s'en fera sentir, se soulever dans la partie centrale pour laisser passer un trois mats ou un paquebot. Le temps nécessaire pour hisser à son plus haut niveau la travée levante sera de seulement 11 minutes. Il faudra bien sur ajouter à ces 11 minutes les temps incompressibles liés à la logistique aussi bien maritime que routière.

Le pont levant de Bordeaux se lèvera-t-il ?

Le pont Bacalan Bastide et son système a travée levante n'est pas unique en France. Un modèle assez similaire, le pont Gustave Flaubert de Rouen (inauguré le 3 juillet 2008) est déjà en service. L'usage a montré que sur la première année le pont de Rouen n'avait pas été levé une seule fois (sauf pour maintenance) car les armateurs se seraient montrés pour le moins frileux (crainte justifiée ou non de pannes ou de mouvements sociaux). Fort de cette expérience, souhaitons qu'à Bordeaux le dialogue s'engage avec les professionnels de la croisière afin de les rassurer et de les inciter à "passer sous le pont".

Manœuvre du pont, les inconvénients et les avantages possibles

Bien sur les automobilistes et les autres usagers du pont ne seront pas forcément ravis de devoir faire un détour pour franchir la Garonne pendant que le pont ne sera disponible que pour le passage des bateaux.

 

Au cours des 2 dernières années, alors que je me rendais régulièrement aux abord du chantier pour y réaliser mes photos sur la progression de la construction, j'ai pu recueillir sur place de très nombreux échos. Certains avis étant assez critiques sur la dimension du pont ou sur son coût, d'autres plus nuancés, et enfin un grand nombre qui ne tarit pas d'éloges. Un point fait cependant l'unanimité, toutes les personnes rencontrées reconnaissent que si elles le peuvent elles feront le déplacement le jour ou une manœuvre du pont sera annoncée.

... une montée et une descente magique à orchestrer

La montée ou la descente du pont présente à l'évidence un aspect magique qui séduit à tous les âges, et même les plus réticents. Si les gestionnaires du pont et de la navigation savent prendre en compte cet aspect des choses pour bien orchestrer la manœuvre de la travée levante, le succès sera certainement au rendez vous. Il pourrait même devenir un point attrayant aussi bien pour les passagers des bateaux de croisière que pour les promeneurs des quais. Et sans doute un atout commercial pour les spécialistes du tourisme ...  

Longueur, hauteur, voie navigable ... le pont en quelques chiffres

 

 

Pour la longueur, ce sera 425 mètres, la hauteur des pylônes est de 77 mètres. La travée levante longue de 117 mètres en position haute s'élèvera à 53 mètres au dessus du niveau le plus haut de la Garonne. Avec deux voies pour les transports en commun (bus ou tramway, le débat se poursuit), deux pistes pour accueillir cyclistes et piétons, deux voies pour la circulation automobile la largeur sera de 43 mètres.

Passage des navires de croisière maintenu

Enfin, le passage réservé à la navigation sur la Garonne sera lui de 106 mètres. Le temps de la montée ou de la descente de la travée levante sera de 11 minutes et le nombre de levées pourrait être de 60 par an.

 

Concernant la navigation des paquebots de croisière, des essais ont déjà été effectués au simulateur pour intégrer la réduction de la passe liée à ce nouveau pont. Pour la phase d'entrée des navires d'une taille supérieure à 150 mètres, c'est au moment de la pleine mer que la période de franchissement sera la plus favorable. Le passage d'un de ces navires de taille imposante étant assez prisé, d'ores et déjà 33-bordeaux.com vous propose de consulter le calendrier des escales annoncées en 2012.

La question qui peut fâcher : la sortie de la rive droite !

Si les accès et les sorties du nouveau pont ne semblent pas poser de problème particulier pour la rive gauche (quais et rue Lucien Faure), il n'en va pas de même pour la rive droite. Qu'elles proviennent d'associations ou de riverains, des voix interrogatives voir inquiètes s'élèvent alors que la première travée est déjà en place. Pour comprendre le problème posé, il faut se rappeler qu'entre la décision de construire ce pont et le début de sa construction il s'est écoulé 10 années. Et en 10 ans les choses évoluent ! Ce qui était recherché ou possible à la fin des années 90 ne correspond plus exactement aux attentes des années 2010.

 

Au début du projet, le nouveau pont avait, entre autres choses, pour objectif de soulager la circulation passant par le pont d'Aquitaine en absorbant une partie de son trafic. Cela impliquait d'ouvrir une large voie nouvelle au cœur du quartier de la Bastide. Dix ans plus tard, prise en compte de la qualité des riverains oblige, il ne peut plus être question de cette option ou le nouveau pont deviendrait un "aspirateur à voitures".

 

Ainsi donc, le pont Bacalan Bastide est désormais officiellement qualifié en pont urbain. Il ne peut donc plus être question de large voie nouvelle. La sortie de la rive droite est donc appelée à se faire par un rond point à 2 directions ou les automobilistes emprunteront les voies existantes. Dans un second temps, il est cependant envisagé, mais seulement pour les transports en commun, une pénétrante en direction de l'avenue Thiers. L'ère du tout automobile appartient bien à une autre  époque !

Un pont à travée levante, en 2012 combien ça coûte ?

Le budget qui est annoncé, chiffres de janvier 2008 est de 145,8 millions d'euros. Ce budget est réparti sur la CUB pour 94.27 M€, l'état 18,29  M€, la Région 15,24  M€, et le département 18  M€. Pour le fonctionnement et l'entretien courant, le budget prévu est de 0,5 M€ par an. 

Les grandes dates et le calendrier annoncé par la CUB

Chantier à l'heure ou pas, voici le calendrier tel qu'il a été communiqué à l'automne 2009 par la Communauté Urbaine de Bordeaux :

  • Début des travaux : octobre 2009 : effectué

  • Pose de la première pierre : 9 décembre 2009 : effectué

  • Pose des embases et des îlots de protection : entre juin et décembre 2010 : un peu de retard sur cette phase mais tout est finalement rentré dans l'ordre.

  • Pose des travées fixes, édification des pylônes, pose des mécanismes : de 2011 à l'été 2012.

  • Pose de la travée levante : été 2012

  • Fin de la construction : automne / hiver2012

  • Essais et mise en service du pont : printemps 2013


Abbaye de La Sauve-Majeure

 

 

la sauve majeure
la sauve majeure

L'abbaye de La Sauve-Majeure est connue sous le nom de la Grande Sauve ou Sauve Majeure, Sauve signifiant bois. Elle fut fondée en 1079 par le duc d'Aquitaine et Saint Gérard(Gérald d'après les sources hagiographiques latines). À son apogée, elle abritait 300 moines.

Sur le lieu-dit de Hauteville, à égale distance de la Garonne et de la Dordogne, l'abbé Gérard de Corbie fonde Notre Dame de la Grande Sauve en 1079. Son nom est issu du nom de la forêt occupant à l'époque l'Entre-deux-Mers (Inter duo Maria) : La Silva Major.

L'abbé construit alors une première église abbatiale. Avec l'appui du duc Guillaume VIII d'Aquitaine, avec le soutien du pape et grâce à de généreux donateurs et protecteurs parmi lesquels les rois de France et d'Angleterre, l'abbaye prospère rapidement. Elle se trouve sur la route de Compostelle et servit de point de départ régional pour le pèlerinage. Elle était sous la tutelle des rois d'Angleterre. L'abbé Gérard y est enterré à sa mort en 1095 et le pape Célestin III le canonisa en 1197. L'église actuelle fut consacrée en 1231.

L'abbaye de la Sauve a eu une vie monastique s'inspirant de celle de l'abbaye de Cluny et fut régie par la règle de saint Benoît. Au Moyen Âge, Grande Sauve était riche et puissante et disposait de 51 prieurés, jusqu'à Bruwell en Angleterre. Sa réputation en fit une rivale du centre urbain de Bordeaux. Aliénor d'Aquitaine y fit de nombreux séjours. Mais la richesse de laGrande Sauve attira aussi les pillards, les Basques, les Navarrais qui mirent l'abbaye mille fois à sac. Les bourgeois de la Sauve se révoltèrent maintes fois contre les riches moines de l'abbaye.

Des réparations et fortifications furent apportées au xvie siècle après les ravages de la Guerre de Cent Ans qui opposa le Royaume de France et d'Angleterre de 1337 à 1453 pour l'appropriation de l'Aquitaine et du Poitou. Ces restaurations interviennent dans un climat de contestation des privilèges de l'abbaye et de rivalité économique avec la bastide de Créon. Elles signent le déclin de l'abbaye et la perte de son influence.

Elle rejoignit plus tard la congrégation des Exempts et devint Mauriste en 1667. En 1665, une tempête cause de gros dégâts aux toitures de l'église, aux dortoirs et au réfectoire. Le clocher s'écroule à la fin du xviiie siècle à la suite de ces dommages. De plus, en 1759, un tremblement de terre ébranle l'église.

À la Révolution française, les richesses de l'abbaye sont confisquées et dispersées. En 1793, les bâtiments furent utilisés comme prison. Les voûtes de l'église tombèrent en 1809. Elle est alors exploitée comme carrière pendant 40 ans pour construire les bâtiments du village de La Sauve.

En 1837, l'archevêque achète les bâtiments conventuels et fait édifier un collège de jésuites. Il est plus tard transformé en école normale d'instituteurs. Mais en 1910, un incendie détruit l'école et le site est de nouveau abandonné. Entre 1914et 1918, les bâtiments sont transformés en petit hôpital militaire de campagne.

En 1960, le monument est récupéré par l'État et le Ministère des Affaires Culturelles entreprend d'importants travaux de consolidation. Depuis l'ouverture au public, le site est géré par le Centre des monuments nationaux.

 

 

Abbaye de La Sauve-Majeure
Abbaye de La Sauve-Majeure
Abbaye de La Sauve-Majeure
Abbaye de La Sauve-Majeure