Le bassin d'arcachon

la dune du Pyla
la dune du Pyla

chemin entre la pointe de Grave et Capbreton, au sud-ouest du département de la Gironde à une cinquantaine de kilomètres de Bordeaux. Le bassin est de forme triangulaire, délimité par plus de 80 km de côtes plates ou dunaires boisées. Le pourtour du bassin commence, dans le sens trigonométrique (antihoraire) au Pyla-sur-Mer puis remonte au nord vers Arcachon oblique à l'est puis au sud et à nouveau à l'est au niveau de La Teste-de-Buch. Il remonte au nord-ouest au niveau du delta de la Leyre puis à partir de Lège descend au sud-ouest jusqu'au Cap-Ferret, en face du Pyla-sur-Mer. Au centre du bassin se trouve « l'île aux oiseaux » et ses cabanes tchanquées.

Le bassin d’Arcachon (Laca d'Arcaishon en gascon) est une lagune mésotidale située dans les Landes de Gascogne, en Gironde, entre les villes de La Teste-de-Buch au sud, Lège-Cap-Ferretà l’ouest et le delta de la Leyre à l’est. Lui seul interrompt le cordon dunaire de 250 km de la Côte d’Argent, qui s'étend de l’estuaire de la Gironde au fleuve Adour. À la différence des grands lacs landais, il est largement ouvert sur l’océan Atlantique par l’intermédiaire des passes du bassin d’Arcachon et constitue une petite mer intérieure de 155 km² à marée haute et de 40 km² à marée basse. On y pratique l’ostréiculture, la pêche et la navigation de plaisance.

Situation

Le bassin d'Arcachon fait partie du Pays de Buch, il est situé au cœur des Landes de Gascogne, à mi-

Hydrographie

En plus de recevoir à La Hume de l'eau en provenance du lac de Cazaux (via le canal de Cazaux), à Lège celle venant du lac de Lacanau (via le canal des Étangs) et sur tout son pourtour des eaux de ruissellement via plusieurs ruisseaux ou quelques crastes, le Bassin est aussi alimenté en eau douce par l'Eyre. Ce petit fleuve côtier de 80 km de long, issu de la forêt des landes, est à l'origine de la formation du bassin d'Arcachon. En apportant un flux continu d'eau, il contribue à empêcher l'obstruction des passes par les sables venus de l'océan.

À la différence des grands lacs landais (Hourtin et Carcans, Lacanau, Cazaux et Sanguinet, Biscarosse et Parentis) il est largement ouvert sur le golfe de Gascogne et la marée fait pénétrer et sortir deux fois par jour des masses d'eau considérables. Le bassin est partiellement isolé de l'océan par un cordon dunaire comprenant notamment le Cap Ferret, la dune du Pilat et le banc d'Arguin (classé réserve naturelle). L'ouverture sur l'océan Atlantique se fait par un accès unique, les « passes », un ensemble de chenaux d'environ trois kilomètres de large permettant la circulation de l'eau entre le bassin et l'océan. Des bancs de sable mobiles charriés par les courants marins en modifient sans cesse le tracé. La force des courants de flux et de reflux rendent délicats les franchissements de ces passes, surtout aux marées de grands coefficients.

Ces passes, donc, et les bancs de sable évoluent au cours du temps particulièrement lors de fortes tempêtes mais aussi plus simplement et inexorablement sous l'effet des marées (environ 370 millions de mètres cubes d'eau sont échangés entre le bassin et l'océan chaque jour, à une vitesse moyenne d'environ 2 m/s, emportant le sable se trouvant sur les bords des passes) et du courant marin (longeant le littoral du nord vers le sud, il charrie environ 600 000 mètres cubes de sable par an). Ces facteurs rendent les passes particulièrement dangereuses pour lanavigation ; des accidents mortels de marins expérimentés sont régulièrement constatés. La localisation et la structure des passes suivent une évolution cyclique dont la période est d'environ 80 ans : les passes sont en fait deux chenaux grosso modo parallèles (la Passe sud et la Passe nord) dont le tracé se déplace en direction du sud-est (du Cap-Ferret vers la dune du Pilat). Quand la passe la plus au sud atteint la plage au pied de la dune, elle se rétrécit puis « disparait » alors qu'une nouvelle passe se forme vers le nord, du côté du Cap, transformant ainsi l'ancienne « Passe nord » en une nouvelle « Passe sud ». Le balisage (bouées de navigation) est sans cesse corrigé et les cartes marines nécessitent une mise à jour permanente.

Climat

Le bassin d'Arcachon jouit d'un climat doux avec un ensoleillement important tout au long de l'année (2 100 heures en moyenne sur le bassin). Les hivers y sont pluvieux mais rarement rigoureux. Il neige toutefois une ou deux fois par an en général. En revanche, les tempêtes d'automne et d'hiver soufflent souvent avec force sur le bassin, rendant les passes impraticables. On a relevé plus de 170 km/h lors du passage des tempêtes Klaus en 2009 et Martin en 1999.

Les étés y sont secs et chauds, et rarement caniculaires. La brise thermique se lève en effet souvent l'après-midi, les épisodes de fortes chaleurs ayant du mal à persister dans la durée. De violents orages venus du golfe de Gascogne touchent épisodiquement le bassin (juin 1987, juillet 2003, septembre 2004), occasionnant parfois d'importants dégâts.

Les températures maximales moyennes varient de 11 ou 12 °C en hiver à 25 ou 26 °C l'été. La température de la mer dans le bassin est de 13 ou 14 °C alors qu'elle est en moyenne de 10 ou 11 °C dans l'océan en hiver. En été, le bassin se réchauffe pour atteindre jusqu'à 22 ou 23 °C alors qu'elle atteint 19 à 21 °C sur l'Atlantique.

La pluviométrie moyenne varie de 800 mm au Cap-Ferret à près de 1000 mm à Cazaux.